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OGBL = démocratie, paix et solidarité en Europe

Après une ère de crise et de stagnation prolongée, l’Union européenne se trouve confrontée actuellement à de nombreux défis. Le chômage, la pauvreté et l‘exclusion sociale sont toujours trop élevés. Les inégalités ont augmenté. Par la déréglementation du marché du travail, l’insécurité de l’emploi s’accélère. Le pouvoir d’achat des citoyens a été affaibli. Par conséquent, la crise économique a déclenché une crise politique et sociale. La situation a contribué à renforcer les idéologies d’extrême droite et nationalistes en Europe. L’OGBL s’oppose à toute revendication de limitation de l’immigration et contre toutes les idéologies xénophobes et racistes. Il exige au contraire les mêmes droits pour tous les salariés et pensionnés, indépendamment de leur nationalité et de leur lieu de résidence. En même temps, il s’oppose à la tendance politique montante de réarmement et de militarisation.

Un changement de cap fondamental se fait attendre depuis trop longtemps.

Les institutions européennes et les gouvernements nationaux doivent absolument s’engager pour la construction d’une Europe fondée sur la solidarité, l’égalité, la justice, la cohésion sociale, la paix et la démocratie. Ceci requiert un changement fondamental de la politique sociale, fiscale et économique.

Les droits sociaux doivent prévaloir sur les droits économiques. L’OGBL et la Confédération européenne des syndicats (CES) revendiquent une Europe sociale, qui n’assure pas seulement les droits existants, mais qui s’engage également pour une convergence vers le haut. L’adoption du socle européen de droits sociaux est un premier pas dans la bonne direction. Il doit cependant être renforcé, en lui attribuant un caractère contraignant.

Les salaires en Europe doivent augmenter. Depuis la crise de 2008, les salaires en Europe stagnent voire sont en diminution, ce qui se répercute négativement sur la demande intérieure. Pour cette raison, l’OGBL et la CES demandent pour toute l’Europe l’introduction d’un salaire minimum (60% du salaire médian ou moyen dans chaque pays) ainsi que l’introduction d’une «règle d’or des salaires», selon laquelle les salaires en Europe doivent augmenter à l’avenir en fonction de l’évolution de la productivité et des prix.

Pour une «règle d’or des finances publiques». Les investissements publics ne doivent plus être pris en compte pour l’évaluation des plans budgétaires nationaux, afin d’éviter que les investissements nécessaires pour l’avenir ne soient mis en danger.

Lutter contre le dumping social et salarial. L’OGBL revendique l’application universelle du principe «le même salaire pour le même travail au même endroit».

Réaliser l’égalité des sexes au niveau européen. L’OGBL exige des mesures efficaces pour réduire l’écart salarial entre hommes et femmes à travers toute l’Europe.

Pour une politique européenne commerciale coordonnée et progressiste. Une politique commerciale progressiste doit mettre des accords économiques au service d’objectifs principaux comme le travail décent, la cohésion sociale, l’égalité et le développement durable. Cela signifie:

  • des accords commerciaux qui servent l’intérêt public et contiennent une dimension sociale;
  • la plus grande transparence lors de la négociation de ces accords commerciaux;
  • un refus d‘une quelconque diminution des normes européennes au niveau social et au niveau de la protection de l’environnement et des consommateurs;
  • des projets d’investissements qui favorisent le développement dans le Tiers monde, au lieu de renforcer son exploitation.

Défendre les droits syndicaux au niveau international, les promouvoir et les élargir. Le droit de fonder des syndicats, le droit aux négociations collectives, le droit de grève, le droit à des actions collectives et le droit à la représentation syndicale sont des droits démocratiques fondamentaux, et les seuls qui peuvent garantir le progrès social et la protection des salariés face à l’exploitation.